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Où est la sieste?

Grand Dieu que je suis fatigué. Assis au soleil, sur ma terrasse sale et bruyante, j’essaie d’écrire. Putain, j’ai l’âme au sofa. Et ma chatte qui ronronne en dormant à mes pieds. Va te faire foutre – t’as pas besoin de te taper un doctorat toi! Vivement que je me transforme en chat…

Il est clair que les théoriciens du contrôle, et blablabla et blablabla, ad nauseam.

Stress

Ouais, l’été commence. La majorité des gens voient ça comme une bonne nouvelle. Moi, l’été est généralement signe de stress. Travaux à remettre pour mon doctorat, précarité dans les contrats, déménagement, remise en question professionnelle, etc. Bref, une belle soupe qui me jardine les ulcères.

Une chance que j’ai recommencé le jogging…

Après l’hiver

J’ai le souffle vagabond
Mon regard flâne
La chaleur de l’été
Est invisible

De la colère

C’est l’empire du bonheur
Qui transforme les gens en tueurs 

Pensée du jour

L’éternité ne changera jamais notre esprit, réfléchissons avant de mourir.

Certaines personnes ont la plume facile. De mon côté, écrire me fait mal. Je n’arrive pas à faire sortir aucune ligne, sauf si j’arrive à m’isoler, à presser mon esprit comme un citron sans jus. Je suis pris dans un dilemme, car écrire, c’est ma vie. C’est ainsi que je gagne mon pain. Faut souffrir pour vouloir être moins con…

Pendant que j’écris

Je suis fatigue
Je baigne dans la langue
Noir sur blanc
Idées trop allongées
Douleur de café

Cet après-midi là

Café au lait bien chaud
Rédaction dans la langue de Shakespeare
Un ami bien drôle
Peinture d’hiver dans des miroirs fades
Moment de plénitude

Scène d’hiver

Suivi par la froidure des ombres
Les diamants sous mes pieds, ruissellent de sombre
Yeux de paresse, morsures de confettis
Souvenirs frimas, glaçons salins

Légion…

La Légion étrangère. Nombre de fois où j’ai pensé m’y joindre. Disparaître. Avoir une nouvelle identité. Suivre un code, une discipline. Vivre et mourir sur le champ d’honneur. Être accepté dans mon silence de soldat. Vivre dans mon armure, sans devoir me questionner sur les aléas de mes décisions. Ëtre condamné, et l’accepter. Suis passé à deux doigts de faire le grand saut. Regret de trentaine…

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